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Domaines d'intérêts

Les orientations actuelles de mes recherches à l’IRD concernent principalement 2 axes :


1) Systématique et biogéographie des orchidées africaines

Depuis 1997, une thématique de recherche sur les Orchidaceae a été développée en Afrique centrale. Ces travaux de recherche portent sur la taxonomie, la systématique, la phytogéographie et phytosociologie des Orchidaceae. Les données recueillies et les analyses effectuées visent également à la conservation des Orchidaceae et des milieux fragiles dont elles dépendent.
 
L’étude de la distribution des Orchidaceae en Afrique centrale atlantique a d’abord été réalisée le long d’un transect qui s’étend sur 800 km de São Tomé dans le Golfe de Guinée, à la Réserve du Dja, au sud-est du Cameroun. Des inventaires ont ensuite été effectués sur l’ensemble de la partie forestière du Cameroun et dans le sud du Gabon. Récemment, la distribution des Orchidaceae endémiques d’Afrique centrale atlantique a été analysée, permettant la réalisation d’une nouvelle carte phytogéographique de cette région. Une analyse similaire a également porté sur l’endémisme des orchidées du Rift Albertain (Rwanda, Burundi, RD Congo).
 
La mise en culture en Afrique de plus de 11000 échantillons d'Orchidaceae dans un réseau d’ombrières a permis la collecte d’environ 6000 échantillons lors des floraisons. Ces échantillons représentent environ 400 taxons. Parmi ces taxons, entre 40 et 50 sont nouveaux. Actuellement, notre réseau d’ombrière compte 3 centres principaux : Yaoundé (Cameroun), Libreville (Gabon) et Bom Sucesso (Sao Tomé). D’autres projets d’études visent également les Orchidaceae de RD du Congo et du Rwanda.
 
Associés à ces échantillons fertiles, du matériel végétal conservés en silicagel a été collecté en vue de réaliser différentes analyses moléculaires (phylogénie, réseau d’haplotype, ...). Ces analyses sont réalisées dans le Service d’Evolution Biologique et Ecologie de l’Université Libre de Bruxelles. Enfin, plus d’un millier de photos d’orchidées ont été prises sur le terrain ou dans les ombrières, et sont progressivement mises à disposition via une base de donnée photographique accessible sur internet (http://www.orchid-africa.net/).


2) Variation de la diversité végétale en Afrique centrale : une approche comparative des végétations arborées et épiphytes

Ces travaux de recherches visent à mobiliser, compléter et réunir différents jeux de données d’inventaires botaniques pour comparer et expliquer les variations spatiales, à différentes échelles, de la flore arborée et épiphyte en Afrique centrale. Ils pourront s’appuyer sur une base de données de premier plan et sur les résultats obtenus au cours de nos précédents travaux sur les épiphytes vasculaires en Afrique centrale, et en particulier sur les Orchidaceae.

Afin d’identifier les déterminants de l’organisation spatiale de la biodiversité des forêts tropicales humides d’Afrique centrale, ces recherches ont comme principal objectif de comparer et de combiner des données de distribution d’espèces arborées et épiphytes pour étudier séparément ou simultanément les dynamiques régissant les assemblages d’espèces de ces deux compartiments de la végétation aux modes de vie très différents. Plus spécifiquement, ces travaux visent à:

1) Constituer une base de données unifiée rassemblant des inventaires botaniques de grande qualité (identification, géoréférencement) sur les épiphytes vasculaires et sur les arbres d’Afrique centrale. Celle-ci est mise en place à partir de données préexistantes (herbariums, inventaires forestiers, etc.) et complétée à l’aide de nouveaux inventaires botaniques.

2) Etudier et comparer la variation spatiale de la composition spécifique en épiphytes vasculaires et celle des arbres afin de voir si les déterminants (environnement, mode de dispersion, ...) qui influencent la composition floristique de ces communautés sont les mêmes au niveau local et/ou régional. Les groupements arborés et épiphytes seront également  identifiés en vue de cartographier la végétation et de la relier avec les données de structure obtenues avec des mesures de télédétection.

3) Intégrer les données de distribution des épiphytes et des arbres dans un modèle commun en vue d’analyser à différentes échelles les relations entre espèces et environnement. Ce dernier point permettra d’approfondir les principales hypothèses (gradients environnementaux, refuges forestiers, stabilité climatique) émises pour expliquer l’origine de la diversité des forêts d’Afrique centrale.

 

Ces recherches contribueront ainsi à renforcer et structurer la recherche dans un des « hotspots » de la biodiversité mondiale. Ils contribueront également à développer les approches qui concernent la répartition, l’évolution et la régulation de cette biodiversité.